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La Margeride

La Margeride en Lozère

Le massif montagneux de la Margeride occupe presque toute la moitié septentrionale du pays. La Margeride s'étend à l'est jusqu'aux limites du département ; au nord, elle déborde sur le Cantal et la Haute-Loire ; au sud, elle descend jusqu'aux vallées de la Colagne et du Lot, aux lisières de Marvejols et de Mende ; à l'ouest, elle ne laisse à l'Aubrac qu'une bande assez étroite. Ce pays vert de l'herbe contraste avec le pays gris ou ocre des Causses. L'altitude de ses plateaux dépasse mille mètres. Ses plus hauts sommets atteignent 1550 mètres.

Le granit, roche dure et cristalline qui remonte à l'ère primaire et au soulèvement hercynien, couvre la plus grande partie de la Margeride, en profondeur ou en surface. À la surface, ses blocs énormes, tantôt disséminés comme un troupeau qui broute, tantôt amoncelés en tas, prennent parfois les formes les plus étranges : ovales ou ronds, ici formant une caverne, au dragon de Javols, là une superposition instable de masses arrondies, au rocher Saint-Jean, à Serverette ; là-bas un énorme dolmen qu'aurait construit Gargantua.
Son granit porphyroïde ou à dents de cheval est utilisé comme pierre de taille et fait des constructions qui résistent au temps. Le granit blanc à grains très gros ou pegmatitc, commun dans la région de Saint-Chély-d'Apcher, a été exploité naguère assez abondamment pour son feldspath, qui entre dans les pâles céramiques ou la porcelaine, et pour son quartz, qui sert de fondant en métallurgie.

Montagne aux formes douces, la Margeride fait alterner sans violence collines, vallées, plateaux. Ses terres trop acides, pauvres en chaux et en phosphate, ont plus de pâturages que de champs et de prés. En fait de céréales, elle n'a guère jamais produit que du seigle, de l'avoine ou de l'orge. L'élevage a pris aujourd'hui la place.

Les bois y sont nombreux : pin sylvestre, bouleau, hêtre, fayard sont les essences les plus répandues. Près des villages on a planté chênes et ormeaux. Le reboisement a fait naître de belles forêts.
La rivière reine de ces montagnes est la Truyère. Elle arrose Serverette et Le Malzieu, reçoit sur sa gauche le Triboulin et la Rimeize, sur sa droite la Limagnole, ruisseau de Saint-Alban.

La Colagne, barrée presque à sa naissance pour former le lac de Charpal, a un parcours plus réduit : elle passe au nord de Rieutort (c'est elle le ruisseau à méandres), s'en va à travers gorges vers Saint-Léger-de-Peyre et Marvejols, pour se jeter dans le Lot aux Ajustons, après avoir recueilli son fils le Colagnet au parcours pittoresque.
A l'est de la Margeride coule le Chapeauroux, né au pied du signal de Randon, et qui va vers l'est et l'Allier : il reçoit sur la rive gauche le long Grandrieu, qui donne son nom à ce haut canton.

L'Allier, né au Mourre de la Gardille, sert de frontière entre la Lozère, l'Ardèche et la Haute-Loire, depuis La Bastide jusqu'à Chapeauroux, en passant par Langogne


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