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L'Aubrac

L'Aubrac lozérien a des limites mal définies. Géologiquement, sa frange volcanique est assez étroite, à l'ex­trémité ouest du pays. En pratique, on met sous ce nom d'Aubrac trois cantons : Nasbinals, au centre ; une bonne partie de Saint-Germain-du-Teil, au sud ; Fournels, au- nord. Mais Fournels, la Margeride peut aussi le revendiquer.

L'Aubrac en Lozère

L'aubrac, ce sanctuaire de la vie pastorale où chaque printemps fait fleurir un herbage nouveau, comme disait George Sand, était naguère parsemé de burons, où l'on fabriquait sur place la fourme savoureuse.

On pourra visiter l'Aubrac en venant du nord, après avoir atteint Fournels, depuis Saint-Chély-d'Apcher, soit Nasbinals, depuis Aumont-Aubrac ou MarvejoIs. On peut parcourir la région de l'Aubrac du sud au nord, de Saint-Germain-du-Teil à Albaret-le-Comtal.

Le paysage de l'Aubrac

Mer de gazon immobile, ce pays d'Aubrac aux landes grises ou vertes, la Lozère le partage avec L'Aveyron (le Cantal n'en a qu'une faible part). Peu d'arbres, mais des blocs couchés là comme des dolmens ou dressés comme des menhirs, qu'aujourd'hui les engins mécaniques soulèvent et rassemblent pour dégager les pâturages.

Bande de terre qui s'étend, en gros, sur le canton de Nasbinals et sur une partie de ceux de Saint-Germain-du-Teil et de Pournels, englobant dix-sept communes dont beaucoup sont peu importantes, L'Aubrac a son plus haut sommet, le signal de Mailhebiau, à 1469 mètres.

La partie ouest de L'Aubrac, à la fin de Père tertiaire, fut le principal théâtre d'éruptions volcaniques. Du puy de Gudette, au sud-ouest de Nasbinals, près de la croix des Trois-Évêques, des coulées de lave descendirent vers Les Salhiens et la cascade de Déroc. La lave déborda jusqu'au Pont-des-Nègres, où elle a laissé ses alvéoles prismatiques. Le basalte noir domine dans ces parages.
Quelques pitons basaltiques, à Muret, au roc de Peyre, à la Fare de Chirac, rappellent ce volcanisme. Quelques traces en demeurent dans la région des Causses, dans celle de Langogne et du Chapeauroux. Mais c'est l'Aubrac surtout qui a vu couler en nappes tranquilles la lave fluide, comme il a connu les plaques glaciaires du Quaternaire. Des résidus de leurs moraines se voient sur les versants du Bès ou de la haute Rimeize.

Les deux glaciations ont affecté aussi la crête de la Margeride et le faîte étroit du Lozère.
La rivière essentielle de l'Aubrac est le Bès, né près du lac Saint-Andéol, qui passe à Grandvals, enlace Saint-Juéry(saint-juery.html), coule en grondant au pied de la vieille forteresse d'Arzenc-d'Apcher et va célébrer ses noces avec la Truvère dans le grandiose cirque de Mallet.
La neige couvre cette grande prairie naturelle près de sept mois, certaines années. Sous l'immense étendue blanche, les rafales de vent amoncellent par endroits les congères et obligent les voyageurs qui veulent s'y aventurer à prendre la route d'hiver, balisée de montjoies. L'herbe de l'été accueille les troupeaux de bovins qui montent des vallées environnantes et demeurent jusqu'aux premiers froids. Les moutons du bas pays ne viennent plus en transhumance, comme autrefois ; ils ont délaissé aussi la Margeride et le mont Lozère.
Dans les burons, naguère, on fabriquait, avec le lait des vaches, les gros cylindres aplatis de cette fourme à pâte pressée et non cuite, qui pesaient de 40 à 50 kg. Mais les burons ont presque tous disparu ou se sont modernisés.

La Flore et les Forêts de l'Aubrac

L'Aubrac possède une forêt domaniale qui s'étend sur 2400 hectares. Le hêtre y domine, avec, en sous-bois, des aulnes, de l'alisier blanc, du sorbier, du sureau rouge.
La flore de l'Aubrac est riche et diverse. L'andromède à feuilles de polium est une espèce, rare et protégée, qui vient dans les tourbières. L'aspérule à l'esquinancie n'est pas moins belle. Citons encore l'oeillet superbe et le trèfle jaunâtre, le camérisier et la mauve akée, le mouron bleu, le narcisse des poètes, Porchidacée.


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